C’est un fait établi : des millions d’individus à travers le monde luttent contre la dépression.
Cependant, une facette particulièrement trompeuse de cette maladie mentale gagne en reconnaissance : la dépression souriante (smiling depression).
Ces individus, maîtrisant l’art du masque social, parviennent à afficher une joie et une assurance presque parfaites dans leur quotidien.
Qu’est-ce que la dépression souriante ?
Contrairement à l’image souvent associée à la dépression tristesse visible, apathie, isolement la dépression souriante désigne une situation où une détresse mentale profonde est dissimulée derrière une façade de bien-être.
Le sourire affiché n’est pas un signe de guérison, mais un mécanisme de défense sophistiqué.
Pour reprendre une expression populaire, c’est l’art de « faire comme si tout allait bien » alors que l’on croule intérieurement.
Le paradoxe est cruel : l’énergie requise pour jouer le bonheur peut masquer la sévérité réelle des symptômes.
Les niveaux de sévérité
Bien que la dépression souriante ne soit pas un diagnostic distinct dans les manuels cliniques, il est utile de conceptualiser les degrés de cette dissimulation :
Léger : maintien d’une vision positive et gestion autonome des périodes difficiles. La personne « encaisse » et repousse la dépression active, mais demeure vulnérable.
Modéré : efforts constants pour préserver l’équilibre et maintenir la socialisation. L’individu lutte activement pour ne pas sombrer, mais l’épuisement guette.
Sévère : installation d’une dépression invalidante malgré le masque social. La capacité à s’en sortir sans soutien professionnel ni aide de l’entourage devient très faible.
Note de sérieux
Ironiquement, la capacité à maintenir une telle façade requiert une énergie que les personnes ouvertement déprimées n’ont souvent plus.
Ce niveau de fonctionnement élevé rend cette forme de dépression particulièrement dangereuse, car le risque de passage à l’acte suicidaire est plus élevé : la personne dispose de l’énergie nécessaire pour planifier et agir, tout en masquant sa détresse jusqu’à la dernière minute.
Sketchy Figaro

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